Plateforme régionale

 

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Pour les gens d’ici, avec les gens d’ici

Le Parti Québécois a de l’ambition pour le Québec et ses régions. Notre équipe propose une plateforme qui épouse les aspirations de l’Abitibi-Témiscamingue. Nous sommes à l’écoute des besoins et des préoccupations qu’exprime la population. Notre territoire recèle de richesses humaines et naturelles. Nous souhaitons mettre en place les conditions pour que notre immense potentiel se transforme en succès.

Nous croyons que l’État québécois doit être un partenaire des organismes, des entreprises, des groupes et des individus qui composent la société. Nous voulons que les citoyennes et les citoyens puissent participer aux débats et prendre part directement aux décisions qui influencent leurs vies de tous les jours.

Les dernières années ont été difficiles pour les régions du Québec. La ruralité a été sur la défensive et a dû lutter âprement pour conserver ses acquis. Il est temps de renverser la vapeur et de reprendre l’initiative. Le Parti Québécois s’engage à mettre un terme à la centralisation abusive des services publics. Nous allons donner les outils requis pour que toutes les régions puissent s’émanciper et participer au développement durable du Québec.

Chapitre 1 – Vivre en région

L’Abitibi-Témiscamingue est reconnue pour la qualité de vie qu’elle offre à ses résidents. Ceux-ci sont en droit de s’attendre à la même qualité de service que les autres citoyens du Québec. Les réseaux de la santé et de l’éducation ont été durement éprouvés par les réformes et les restrictions budgétaires. Nous allons reconnaître la contribution des employés de l’État et travailler à améliorer la qualité de vie des familles. Les personnes aînées recevront quant à elles des services adéquats leur permettant de mener leurs vies en toute quiétude.

Un État fort au service des patients

  • Offrir des services de qualité et de proximité sur l’ensemble du territoire : périnatalité, néonatalité, services de première ligne, soins de longue durée, soins à domicile, soins de fin de vie, etc.
  • Garantir un accès de proximité à une infirmière spécialisée dans les CLSC les soirs et les fins de semaine.
  • Alléger la charge de travail des infirmières, des préposés aux bénéficiaires et de tous les professionnels qui tiennent le réseau de la santé à bout de bras.
  • Améliorer les services préhospitaliers d’urgence et la desserte ambulancière.  
  • Réinvestir pour les soins en santé mentale.

Un État fort pour l’éducation et les familles

  • Adopter un projet de loi établissant un bouclier de protection budgétaire pour les services à l’éducation, à l’enfance et à la protection de la jeunesse.
  • Accélérer le déploiement d’infrastructures sportives et récréatives dans les villes, les institutions et en milieu de travail.
  • Protéger les programmes d’études qui sont offerts dans les centres de formation professionnelle, au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et à l’UQAT.
  • Abolir la taxe famille : retour à un tarif unique de 8,05 $ pour le premier enfant dans les CPE et les services déjà subventionnés, et de 4 $ pour le deuxième enfant. L’accès sera sans frais pour le troisième enfant et les suivants, de même que pour les familles dont le revenu est inférieur à 34 000 $.

Un État fort pour développer le territoire

  • Rendre Internet haute vitesse accessible partout en Abitibi-Témiscamingue.
  • Faire de la couverture cellulaire en région une priorité.
  • Soutenir les médias régionaux pour assurer la diffusion d’une information de qualité et de nouvelles variées.
  • Réduire significativement le coût du transport aérien régional en cassant le monopole d’Air Canada et en imposant un prix plancher pour les billets d’avion des vols régionaux.
  • Faciliter la mobilité des propriétaires de voitures électriques en augmentant le nombre de bornes de recharge rapide.
  • Améliorer la sécurité des principaux tronçons routiers de la région et assurer la réfection des ouvrages afin de garantir l’accès au territoire et aux services publics.

Chapitre 2 – Travailler en région

L’économie régionale se porte plutôt bien. Le principal frein à la croissance et à la vitalité économique est la pénurie de main-d’œuvre. Il n’est pas normal que nos territoires connaissent un déclin démographique. Il faut impérativement renverser notre bilan migratoire et améliorer notre capacité d’attraction et de rétention. Plutôt que d’éparpiller les subventions, nous allons mettre en œuvre une stratégie concertée à laquelle participeront tous les acteurs concernés. Par ses actions, le gouvernement du Québec réduira les embûches limitant la participation active des gens au marché du travail ou à d’autres formes de de contribution à la société.

Un État fort pour améliorer l’attraction et la rétention

  • Améliorer le crédit d’impôt remboursable pour les jeunes qui dénichent un emploi en région ou qui s’y installent en tant que travailleurs autonomes dans leur domaine de diplomation, et en faire la promotion.
  • Rembourser les frais de scolarité supplémentaires exigés aux étudiants internationaux qui s’établissent en région après leurs études.
  • Choisir, parmi les candidats à l’immigration, ceux qui peuvent immédiatement combler les besoins de la région, et faire en sorte que 25 % des nouveaux arrivants s’installent en région dans un premier mandat.

Un État fort pour soutenir l’économie régionale

  • Faciliter le démarrage en instaurer un allègement réglementaire spécifique pour les cinq premières années d’existence d’une entreprise et donner le droit à l’erreur.
  • Épauler les reprises et faciliter le rachat d’entreprise par les employés.
  • Ramener la Politique de souveraineté alimentaire et favoriser l’achat de produits régionaux.
  • Renforcer la mission de la Caisse de dépôt et placement du Québec et remettre au cœur de son mandat le développement économique du Québec et de ses régions, en y incluant la prise de participation dans des projets miniers afin de maximiser les retombées positives qui profiteront à l’ensemble de la société.

Un État fort au service de la solidarité

  • Rehausser et indexer annuellement le financement de la mission des organismes d’action communautaire autonome de l’ensemble des secteurs.
  • Améliorer les conditions de travail dans le milieu communautaire, notamment par la création d’un programme d’assurance collective.
  • Investir dans les ressources pour le trouble du spectre de l’autisme.
  • Investir dans les ressources pour la déficience intellectuelle.
  • Investir davantage dans les services de répit, de dépannage et de gardiennage.
  • Augmenter le financement du soutien à domicile, assurer un financement adéquat privilégiant l’autonomie et mieux prendre soin des personnes vivant avec un handicap.
  • Mieux financer les organismes communautaires offrant du soutien et du répit aux proches aidants et en faire la promotion.

Chapitre 3 – Décider en région

Au cours des dernières années, l’Abitibi-Témiscamingue a été dépouillée de nombreux outils de développement et lieux décisionnels. Nous avons assisté à une centralisation excessive des pouvoirs. Les décisions importantes sont prises par des fonctionnaires qui travaillent à Québec; les directions régionales des ministères offrent de moins en moins de services directs à la population. Le Parti Québécois s’engage à stopper toute forme de centralisation dans l’appareil public et à adopter une loi-cadre sur la décentralisation et la régionalisation. L’Abitibi-Témiscamingue a une longue et riche histoire de concertation. Les gens veulent être consultés et participer aux processus décisionnels.

Un État fort pour la décentralisation

  • Laisser chaque région choisir son modèle de concertation régionale et lui donner une réelle autonomie dans le contrôle des sommes dévolues au développement.
  • Assurer la coordination des fonds publics investis en région par l’ajout, dans chaque région, d’un sous-ministre qui se rapportera au premier ministre.
  • Mettre sur pied la Commission des régions, une commission parlementaire itinérante qui sillonnera le Québec pour rapprocher les Québécois des décisions.

Un État fort pour protéger l’environnement

  • Garantir l’indépendance du BAPE afin que les projets majeurs d’exploitation des ressources naturelles puissent faire l’objet de consultations publiques transparentes et indépendantes.
  • Protéger les eskers et financer adéquatement les organismes qui font avancer nos connaissances concernant les sources d’eau potable.
  • Maximiser les retombées locales et régionales de l’exploitation de nos ressources.
  • Adopter une loi affirmant la primauté de la compétence du Québec en matière d’environnement et tendre vers une formule « un projet, une évaluation, une décision » pour réduire les délais.

 

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